Conseils de conduite hivernale pour les conducteurs de véhicules utilitaires

Au Canada, les parcs automobiles sont exposés à des risques plus élevés entre les mois de novembre et mars. Nos données révèlent que 42 % des sinistres surviennent pendant la période hivernale, toutes assurances confondues. Durant cette période en 2025, on a dénombré 3 001 demandes d’indemnité en assurance automobile des entreprises, dont 86 % étaient liées à des collisions avec un autre véhicule ou à une perte de contrôle sur la route.1

L'équipe des Solutions de gestion des risques d’Aviva (SGRA) considère ces chiffres comme un incitatif à prendre des mesures préventives, et non pas comme une fatalité. Pour les professionnels qui conduisent des véhicules aussi variés qu’une berline quatre portes, un camion de livraison ou une semi-remorque de 50 pieds, la sécurité routière repose sur une bonne maîtrise de la physique automobile et des règlements provinciaux.

Voici quelques conseils essentiels pour vous assurer une conduite hivernale sécuritaire.

Vérification mécanique et inspection avant le départ

Il ne suffit pas d’inspecter le véhicule avant le départ lorsque la température chute. Des mesures supplémentaires s’imposent pour faire face aux intempéries hivernales :

  • Vérifiez la pression des pneus : La pression des pneus chute plus rapidement durant la saison froide. Des contrôles réguliers permettent de maintenir une bonne adhérence entre le caoutchouc et la route.

  • Gestion des fluides : Gardez votre réservoir plein pour prévenir le gel des conduites de carburant. Dans le cas des moteurs diesel, utilisez toujours du carburant d'hiver ou des additifs antigel.

  • Inspection de la structure et des systèmes : Outre le moteur, assurez-vous que la structure de la remorque est en bon état. Vérifiez les systèmes de chauffage et de dégivrage avant de partir pour assurer votre confort dans la cabine ainsi qu’une bonne visibilité.

  • Évitez l’effet « igloo » : Ne prenez jamais la route lorsque votre véhicule est enneigé. Déneigez le toit, le capot, les miroirs et les phares. La neige soufflée par une longue remorque peut aveugler temporairement les conducteurs qui roulent derrière, et augmenter considérablement le risque de collision par l'arrière.

Savoir gérer la physique routière

Les conducteurs professionnels doivent bien comprendre comment les différents types de transmission réagissent à la neige et à la glace pour garder le contrôle.

TypeConduite hivernale
Traction intégraleExcellente pour l'accélération et le démarrage, mais n'offre aucun avantage pour la direction ou le freinage.
Traction arrièreTendance au dérapage en raison du poids insuffisant sur les roues motrices. On peut améliorer la traction en ajoutant du lest (sacs de sable) sur l'essieu arrière.
Traction avantGénéralement meilleure pour la traction initiale, mais la direction risque d'être moins précise si les roues avant commencent à déraper.


Conseil de pro :
Si votre véhicule est équipé d'un système de contrôle électronique de la stabilité (ESC), laissez-le activé pour la conduite normale. Cependant, si vous êtes embourbé dans la neige, désactivez-le brièvement pour permettre aux pneus de s'enfoncer et de trouver de l'adhérence.

Calcul de la distance

Dans des conditions idéales, la règle d'or pour les véhicules lourds consiste à respecter une distance de sécurité d'une seconde par tranche de 10 pieds de longueur du véhicule dans les secteurs où la vitesse est limitée à 65 km/h. Pour un camion de 40 pieds, cela correspond à une distance de 4 secondes. Sur les autoroutes, où la limite de vitesse est supérieure à 65 km/h, il est recommandé d'ajouter une seconde.

En hiver, il est important d’ajouter une distance d’une ou deux secondes lorsque les conditions sont défavorables. Des experts recommandent même de prévoir une distance de freinage de 8 à 10 secondes sur les routes glacées.

Visibilité et protocoles de conduite préventive

La visibilité demeure votre première ligne de défense, mais certaines habitudes peuvent s'avérer dangereuses en cas de blizzard.

  • Feux de détresse : La Police provinciale de l’Ontario conseille aux conducteurs de ne pas utiliser les feux de détresse en continu (en angl. seul.) lorsque le véhicule est en mouvement. Les autres automobilistes pourraient ainsi penser que vous êtes arrêté puisque les clignotants sont souvent désactivés lorsque les feux de détresse sont activés. Ne les utilisez que brièvement pour signaler un ralentissement soudain, ou en continu si votre véhicule représente un réel danger, par exemple si vous êtes immobilisé ou en panne sur l'accotement

Des experts au service de votre parc automobile

Les experts des Solutions de gestion des risques d’Aviva (SGRA) comprennent bien les risques auxquels doivent faire face les conducteurs de véhicules utilitaires. Que vous souhaitiez revoir vos garanties pour vous protéger des intempéries de l’hiver ou suivre une formation sur la sécurité des parcs automobiles, nous pouvons vous aider. Écrivez-nous à l’adresse gestiondesrisquesaviva.canada@aviva.com pour plus d’information.

 

1 Source des données : Aviva Canada

Lire d'autres articles de ce genre

Les renseignements contenus dans le présent article sont donnés à titre d’information générale seulement. Ils ne sauraient se substituer à l’avis de professionnels ou d’experts. Bien que tout ait été mis en œuvre pour garantir l'exactitude des informations fournies dans cet article, celles-ci peuvent devenir obsolètes après leur publication. Aviva n'accepte aucune responsabilité pour toute action entreprise sur la base d'une information contenue dans cet article. Veuillez communiquer avec votre représentant Aviva pour en savoir davantage.

Sauf indication contraire, les droits d’auteur sur le présent contenu appartiennent à Aviva Canada Inc.; ce contenu ne peut être utilisé, vendu, autorisé sous licence, copié ou reproduit, en tout ou en partie, de quelque manière et sous quelque forme que ce soit dans quelque média et sur quelque support que ce soit sans le consentement écrit préalable d’Aviva Canada Inc.